Biographie de Wilfrid Laurier

Laurier Photo“J'ai eu avant moi comme une colonne de feu," a dit Wilfrid Laurier, "une politique d'un vrai canadianisme, de modération et de réconciliation"

Les Conservateurs du Québec le voyaient au départ beaucoup trop libéral. Les Anglais loyaux à l'Angleterre au Canada croyaient qu'il devait être trop Français. Même plusieurs de ses collègues parlementaires pensaient qu'il était trop jeune, trop intellectuel, et même peut-être trop paresseux pour réussir en tant que premier ministre. Mais son engagement passionné envers un Canada avec un partenariat entre francophones et d'anglophones a fait de lui un des plus grands chefs et le premier premier ministre francophone.

Élu à la Chambre des Communes en 1874, ce jeune avocat de la région de l'Est du Québec s'est d'abord distingué par son charme non-chalant. Mais lorsque ses engagements fondamentaux étaient attaqués, Wilfrid Laurier pouvait répondre avec passion et conviction. En 1877, il a confronté les évêques du Québec avec sa défense d'une politique libérale et a gagné. En 1886, il alla à Toronto et expliqua à une foule hostile pourquoi, s'ils étaient nés au sein des Métis, ils auraient eux aussi participé à la rébellion avec Louis Riel. Son engagement envers la tolérance et les arrangements à l'amiable a grandement influencé son leadership. En 1896, il arriva au pouvoir et y resta pour quinze annés tumultueuses.

Ses années au pouvoir sont maintenant connues comme "le boom Laurier." L'industrie canadienne et le développement des ressources se sont accrus, les immigrants sont arrivés par grandes vagues au pays et de nouvelles provinces ont été créées dans l'Ouest. Laurier est reconnu pour avoir dit préférer les "moyens ensoleillés" au lieu des confrontations tempétueuses et il a adroitement recherché, dès qu'il le pouvait, des compromis pour le bien de l'unité. Mais à la fin de sa carrière, lors de conflits fondamentaux sur le rôle du Canada dans la Première Guerre mondiale menaçant de diviser le pays, il milita encore une fois pour la tolérance, les compromis et l'intérêt des minorités au point de voir son Parti libéral se diviser temporairement.

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